14 septembre 2008
Espoir!
J’observe, en cette année 2008, que l’Ere du Verseau dévoile sa proue émergeant des brouillards de la routine obscurantiste et sclérosante de la pensée unique.Une Dame de la révolution poétique universelle – Teresinka Pereira aux USA [IWA] ; un mousquetaire de la Poésie mondiale militante, le frère Luis Arias Manzo de Santiago [Poetas del Mundo] ; entraînent les poètes à descendre dans la rue et sur la toile…
La poésie n’est plus un passe-temps de nantis gâteux pour salons bourgeois, mais elle redevient ce qu’elle aurait dû toujours être : le mode de communication littéraire le plus court, le plus direct et le plus percutant – instantané – écrirai-je.
Foin des interminables harangues-boniments des politiciens ! Le 3ème Millénaire a besoin du pavé des mots balancé dans la mare des empêcheurs de vivre-en-rond, des robotiseurs de conscience, des ministres de la Culture à la langue de bois et aux subventions qui arrosent les nullités – régionales et nationales – pour qu’elles persistent dans l’anesthésie des consciences, dans l’armement du régionalisme suppôt du racisme.
Le monde des Lettres n’a que faire de ces médaillés officiels, de ces chevaliers des arts et des lettres récompensés pour avoir pensé comme le pouvoir en place, et pour avoir entretenu l’endormissement moral et culturel de la pléthore des moutons – français comme européens ! « Dans la rue, car nous annonçons quelque chose de nouveau ! » [Je cite approximativement Gabriel Celaya].
Quant à moi, je ne renierai jamais la vraie France : celle des Louis Aragon, des Georges Brassens et des Léo Ferré. Dans de nombreux domaines la France a souvent donné le La aux autres nations. Certes, momentanément, elle est déboussolée, mais elle renaîtra de ses faiblesses. Toutefois, durant cette période expectative, ne cessera de résonner la voix de ses poètes. Quand on habite la France de Louis Aragon – que je tiens pour le plus grand poète , et à qui je dois d’avoir plongé dans la poésie en 1979 suite à la lecture du Roman inachevé - il n’y a vraiment pas de quoi désespérer, ni de la poésie, ni encore moins de l’humanité !
[Albert-Marie Guye] Merci Alkasba
07:54 Publié dans Avenir, Citations, Coup d'coeur!, Les Pensées, Passé, Présent | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, citation




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Commentaires
gros bec! ;-)
Ecrit par : Nancy | 14 octobre 2008
Tenir pour représentant de la ''vraie France'' un dévôt de l'Abstrait rêvant de voir les Soviétiques défiler dans Paris, voila qui est pour le moins curieux... !
Fort heureusement, il n'est pas besoin de comprendre une once au politique pour écrire; encore que. Pourquoi descendre dans la rue ? Quelle poésie, d'ailleurs, pourrait bien nous y pousser ? La prose plébéienne-bourgeoise (c'est devenu tout un) a certes le pouvoir de changer la couleur de la laine et le tempo des bêlements, mais rien de plus.
Pour parler du ''pouvoir en place'', il faut, au mieux, avoir un siècle de retard.
Ecrit par : Le Sot | 19 juin 2009
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