02 mai 2008

Les bouquets

Je n'ai que de la chair à offrir

Sur la place publique

Je vends mon cul

A quiconque me nourrit

Pour une salade verte

Une omelette ou un anchois

J'promène mes arrières

Les boulevards c'est fait pour ça

[Têtes Raides

Gueule de bois

Et vivent les filles bien faites

La seine et les grandes chaleurs

... et j'dégueule les jours de fêtes!

[Têtes Raides

Les clampettes

C'est vrai l'océan passe à Paris

L'océan passe à New York

Ton corps est dans mes bras

Mon flouze est dans tes bas

Les oiseaux passent à Paris

Les oiseaux passent à New York

Et ton corps s'fait tout Paris

[Têtes Raides]

29 avril 2008

Yo!

Fais péter l'pet, et la bouteille de sky

J'suis défoncé, i believe i can fly

[Bellegarde]

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25 avril 2008

Le rêve est mon vice

Ma vie s'fait d'ces moments où on est mieux loin d'chez soi...

[Sako]

 

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24 janvier 2008

Aux nomades de l'intérieur

[...]
 
Là où il pleut dans la tête, où ça attire la moisissure
Rares sont ceux qui coulent dans cette tempête, et qui en sortent plus durs
Dédicace aux nomades de l'intérieur, parce que ce qui est sûr
C'est que la folie, personne n'en revient sans blessure
 
 [...]
 
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Seul - Rocé

[...]
 
Tous ces déguisement qui rendent l'intérieur inaccessible
Et si étrange à soi-même jusqu'à en avoir peur

De regarder dans son intérieur et de ne voir que du vide et de tomber,
Tomber, tomber parce qu'on se rendrait compte qu'il n'y a aucun artifice
Assez solide à l'intérieur où l'on pourrait se rattraper
Alors on a peur d'être seul comme si on avait peur de soi-même

07 janvier 2008

J'ai!...J'ai!... J'ai pas! :(

 [...]

D'autres veulent te sortir de là, mais c'est trop tard, t'es déjà loin, alors tu t'emballes et tu chialles, en hurlant qu'la vie est une chienne, et tu patauges et tu pedalles dans cette merde qui est la tienne, et temesta et coke et pastaga, tu t'indifferes de ta propre histoire

[...] 

TGV

[...]
La mort peut nous faire l'effet d'une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort!
[...]

13 novembre 2007

L'étranger

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !

[Baudelaire, Le Spleen de Paris]

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